Histoire 1908-2006

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LA PREMIERE VIE DE MARISKA

En 1908, l’architecte William Fife III, dit « Junior »,  reçoit commande d’un 15 Mètre. Son client, A.K.Stothert, est un des hommes les plus en vue du milieu du yachting de l’époque, et qui, depuis 1894 collectionnait les yachts de courses et les victoires.
Construite en quatre mois, Mariska séduit dès son lancement, en avril 1908, car elle se démarque du précédent 12 Mètre de Fife, Shinna, que la presse avait considéré juste comme une réduction du grand White Heather. Les journalistes de l’époque voient Mariska comme « une pure réduction de Shamrock », le challenger construit par Fife pour le compte de Thomas Lipton pour la Coupe de l’America. Mariska impressionne aussi, car « la mâture de ce racer a 3 mètres de plus de hauteur que celle du fameux 65 pieds Isolde », note le Yacht.

 

A.W.STOTHERT

Connu d’abord à terre comme trésorier de la Yacht Racing Association, ce yachtman de Glasgow fut un des plus fameux régatiers de son temps. Entre 1894 et 1909, date à laquelle il commande le 19 M JI Mariquita, on le voit propriétaire en 1894 du cotre Guenora, en 1896 du yawl Coryphee ; puis de Nebula, un autre yawl de Sheperd, qui lui vaudra 30 podiums sur 73 courses, puis d’un cotre de Fife de 1904, Rosamond, qui, sur quatre saisons, fait 66 podiums sur 136 courses.  C’est à ce moment qu’il prend livraison de Mariska. Stothert, en trois saisons, va courir avec son Quinze Mètre137 régates, finissant 44 fois premier et 35 fois sur le podium..et encore, Mariska avait démâté avant la fin de sa première saison !
Dans toute sa « carrière », Stothert  a couru 427 régates, avec 123 victoires, et 93 podiums, s’adjugeant la Coupe du président de la République au Havre avec Nebula, la Coupe du Couronnement du roi Edward et celle de l’empereur d’Allemagne avec Rosamond,  la Coupe du tzar de Russie avec Mariska, l’Albert Gold Cup et la Coupe du Roi George V avec Mariquita. Un palmarès certainement inégalé encore de nos jours.

 

LES PREMIERES SAISONS DE REGATE
1908, MARISKA REMPORTE LES REGATES DU HAVRE

La saison anglaise de régates, qui comptait une soixantaine de courses, durait de fin mai à fin septembre. L’été 1908, les Quinze  Mètre entrent en scène le 8 juin, dans une régate d’amateurs organisée à Port Victoria, sur la Tamise,  par le Sporting Royal Corinthian Yacht Club. Ils affrontent les yachts qu’ils remplacent, les fameux 52’, qui vont devoir s’effacer très vite. En quinze jours, ils vont courir 7 fois. Mariska, seul bateau neuf de la flotte, pour ses débuts, est opposée à quatre autres bateaux, Britomart, Lucida, Shinna et Ma’oona. Mariska ne fait pas de merveilles, arrivant même dernière sur quatre, dans le brouillard, à Harwich !
Seuls deux 15 Mètre se déplacent en Ecosse fin juin pour les régates de la Clyde. Mariska porte 400 pieds de toile de plus que le 52’  Britomart, et gagne facilement dans le petit temps. Les 28 et 29 juillet, Mariska remporte les régates du Havre.

 

1909, L’ANNEE GLOIRIEUSE  DES QUINZE METRES

La saison anglaise de régates commence sur la Tamise, les yachts étant ensuite remorqués jusqu’à Douvres, et amenés dans le canal de Bristol, après un arrêt à Swansea. Le point culminant de cette saison est la Semaine de Cowes, début août, et la saison s’achève par les régates d’Irlande suivies de la Quinzaine de la Clyde. 
Lors de la première régate anglaise de 1909,  Ostara bat Vanity d’une petite minute, Mariska finissant à 20 minutes et Ma’oona à 27 minutes. Dès le lendemain, Mariska prend sa revanche, finissant première à 3 min 20 sec devant Vanity.
Le 5 juillet 1909, Mariska est skippée par un aristocrate écossais de haute lignée, le jeune Lord Archibald  Kennedy...mais c’est le vieux Blodhound qui remporte la Boucle du Prince de Galles, terminant le parcours de 30 milles 19 min 30 sec devant Mariska.
Les Régates de San Sébastian, fin juillet, voient s’affronter pour la première fois Hispania et Tuiga. Vainqueurs chacun d’une régate, la troisième promet d’être disputée, mais Tuiga, trop distancé par Hispania, abandonne, et ce jour-là va naître la légende : tant que le roi d’Espagne sera à bord d’Hispania, Tuiga le laissera gagner.
Et voilà Hispania, Tuiga et Anémone amenés en cargo sur les côtes françaises de la Manche, pour venir courir sur la Tamise et à Cowes. 
La première régate se court sans Hispania, pas encore prêt (les bateaux ont eu du mauvais temps dans la Manche, Tuiga a mis quatre jours à rallier l’Angleterre). Ostara gagne devant Tuiga suivi de Mariska, Vanity, Ma’oona et Slec(ex-Shinna).
Le mercredi 4 août 1909, Mariska remporte la Coupe Internationale de Cowes des 15 Mètre, à 5 secondes devant Ostara, et à 7 min 35 sec d’Hispania. Mariska, partie en tête, finit troisième derrière Ma’oona et Tuiga. Bilan de la saison 1909 : Ostara, excellent bateau de brise,  en est le vainqueur, rapide et brillant à toutes les allures, suivi de Mariska.

1910 : MARISKA VA BIENTOT CHANGER DE PROPRIETAIRES

Mariska participe en 1910 à la Semaine de Cowes. Le mardi 2 août, le journaliste du Yacht note que Mariska a surpris tout le monde par la facilité avec laquelle elle a battu Ostara  au largue, dans une grosse mer. A l’arrivée du parcours de 23 milles, 12 secondes, soit une longueur, sépare les deux bateaux.

En 1909, au chantier de monsieur Fife, deux 19 Mètre JI sont en construction. Le second de ces deux yachts s’appellera Mariquita. Et il a été commissionné par monsieur A.K.Stothert, l’armateur de Mariska. Qui va la revendre en 1911, à l’Honorable Capitaine F.E.Guest, domicilié dans son château du Dorset. Le port d’attache de Mariska reste Glasgow. Mariska participe à la semaine de Cowes en 1911; en1912, elle est à Cowes et à Kiel, sans grand résultat, car c’est déjà un vieux bateau. 
En 1912, Mariska passe aux mains de  J.W.Cook, qui la revend presque aussitôt  à  Carl Krüger, un commerçant de nationalité allemande qui vit à Göteborg, la seconde ville de Suède, située sur la Côte Ouest. Le bateau est basé à Southampton, mais est enregistré au GKSS (Göteborg Kungliga Segelselskap), le Royal Yacht Club de Göteborg, dont Kruger est membre depuis 1904. Krüger amène le bateau en Suède pour l’hivernage. L’armateur a bien fait d’emmener Mariska hors d’Angleterre, car quelques heures avant la déclaration de guerre, l’Amirauté britannique confisque tous les yachts allemands qui se trouvent en rade de Cowes. La guerre éclate en effet le 4 août, en pleine Semaine de Cowes.

LA SECONDE VIE DE MARISKA

Carl Krüger, le propriétaire qui amène Mariska en Suède

1913 : Mariska remporte les régates de Göteborg. Krüger inscrit Mariska aux Régates de Göteborg dès le mois de mai, après un hivernage au chantier où il a fait faire quelques travaux d’intérieur.
Trois 15 Mètre sont engagés. Championne de la régularité, Mariska, avec une victoire sur 6 courses, termine à la première place devant Sophie – Elisabeth  et Isabel Alexandra.
Mariska retrouve Sophie Elisabeth, dans la régate de Sandhamn, une station très connue des environs de Stockholm. Mariska arrive en tête à la dernière marque, mais doit virer et faire un petit contre bord pour passer la ligne, ce qui permet à sa rivale de la rejoindre, et de la distancer de moins d’une longueur ! Il fallut attendre la décision des juges pour être sur du résultat.

1915 : Régates en pays neutres. Tandis que la bataille fait rage en Europe du Sud, en Scandinavie, la vie continue…
Et devant le nombre de yachts ‘réfugiés’ en Suède et en Norvège, deux pays neutres, et acquis par des yachtmen locaux, la toute nouvelle Union Scandinave des Yacht Clubs met sur pied un calendrier de régates.

En 1916, Mariska est vendue pour 2500 Kr à Julius Albrechtsson, qui va garder le bateau jusqu’à la fin de la guerre. La quille de plomb de 20 tonnes va être vendue pour faire des balles de fusil et ensuite être remplacée par une quille de fer. Il lui faut protéger Mariska, en grand danger de servir de bois de chauffage…

 

CHARLES CAHIER
MARISKA  DEVIENT ORPHEE

Charles Cahier, yachtman accompli,  dans l’histoire de Mariska pour être celui qui l’a sauvé de la destruction en l’achetant, avec la volonté d’en refaire un racer, et pour avoir changé son nom en ”Orphée”. Tous les bateaux de Charles Cahier s’appelaient Orphée.
En 1917, Julius Albrechtsson rachète Mariska à Charles Cahier, pour la revendre, peu après, au courtier maritime Gosta Dahlman. C’est lui qui va remettre Mariska en état de naviguer dans sa configuration de 15 Mètre
Mariska court et remporte  la régate de  Øresund de KDY (Kongelige danske Yacht Club) au Danemark.
En 1920, Mariska est vendue au consul Theodor Alpen qui la transforme en yawl et l’engage dans plusieurs grandes régates sur la Côte Ouest de la Suède, où elle remporte quelques trophées et coupes très convoités. Deux ans plus tard, il décide de revendre le bateau.

LA TROISIEME VIE DE MARISKA

CARL MATTHIESSEN

Il a été un des propriétaires les  plus charismatiques de Mariska, qu’il a fait naviguer intensément. 
Le 30 septembre 1922, Mariska quitte Göteborg pour Cowes, où son propriétaire veut la vendre.
En fait,  était-ce la peine d’aller si loin ? Carl Matthiessen et son associé Sven Salen, deux négociants norvégiens importateurs de bananes, qui achètent  Mariska habitent Stockholm ! La capitale suédoise est donc le nouveau port d’attache du bateau
Carl Matthiessen réussissait tout ce qu’il entreprenait. Généreux et grandiose, il faisait tout avec panache. Avec son associé Sven Salén il monta une activité de transport et d’importation de bananes qui dura toute sa vie. Ils étaient aussi d’inséparables équipiers et ils naviguèrent  ensemble  jusqu’en 1940.
Carl Matthiessen était membre du KSSS (Royal Swedish Sailing Club) depuis 1923. Il resta au Club 18 ans, en assurant la vice-présidence de 1934 à 1944. Il fut l'un des fondateurs des activités volontaires pour les jeunes, présidant le comité des juniors pendant plus de 8 ans, dont certains devinrent d’excellents marins. Son formidable travail fut récompensé par la médaille d’or du club pour services rendus au banquet anniversaire de 1933.
Le 10 décembre 1922, Mariska quitte Cowes pour Stockholm. Le retour au pays est une suite d’escales festives, où se succèdent fêtes et cocktails.
Matthiessen enregistre le yawl Mariska au KSSS, l’équivalent du Yacht Club de France.
Dès le printemps 1923, Mariska participe à une régate sur la Côte Est.
Le bateau est toujours aussi populaire : en 1924, quand il participe à la Coupe de Visby, une grande classique suédoise, une foule enthousiaste lui fait une ovation quand le coup de canon marque son arrivée en vainqueur. En 1926, Mariska remporte l’épreuve pour la 3e fois, Car Matthiessen peut donc garder à vie le célèbre trophée de Visby, convoité par tous les yachtmen suédois. 
 
Carl Matthiessen, on l’a vu,  était très actif au sein de son club et s’occupait surtout de la section jeunesse. Chaque printemps, quand le bateau sortait de son hivernage au chantier Plym, à Neglinge, il mettait Mariska à la disposition du Club, qui organisait pour de jeunes équipiers bénévoles des croisières semi-hauturières.
Mariska continue d’être une star durant toutes ces années, que tout le monde connaît et que tout le monde admire et considère comme un bien national, élément de leur patrimoine maritime, sentiment qui perdure encore aujourd’hui.

 

MARISKA DEVIENT UN YAWL MARCONI
En 1939, Carl Mathhiessen a 53 ans. Est-il fatigué, lassé d’avoir un bateau plutôt sportif, ou veut-il céder au modernisme ? Il décide en tout cas de transformer Mariska en yawl Marconi, le gréement le plus tranquille qui soit.
Inexorablement, Carl Matthiessen va se désintéresser de Mariska, jusqu’à le donner en 1942 au KGSS, qui n’en fera rien. Même si la Suède reste neutre, le conflit mondial n’incite guère à s’occuper d’un vieux bateau du début du siècle. Il faut dire que le club hérite d’un bateau mutilé, réduit à une coque en très mauvais état, mais toujours pourvue de ses intérieurs d’origine.

 

LA QUATRIEME VIE DE MARISKA, ENDORMIE DIX ANS DANS UN CIMETIERE A BATEAUX

En 1942, le KSSS hérite d’un encombrant cadeau : une grande coque sans gréement, qui flotte parce qu’elle possède  un caisson de tôle remplis de pierres en guise de lest. La peinture tout écaillée laisse voir des bordés éventrés, mais la couverture le pont a l’air étanche, puisqu’elle ne se remplit pas d’eau.. Comment reconnaître Mariska dans cette épave flottante ?
L’abandon va durer dix ans. Un jour, un jeune aventurier, qui se verrait bien remplacer Errol Flynn en Aigle des Mers ou en capitaine Blood, tombe amoureux du bateau. S’il ne lui rend pas sa splendeur et son identité, c’est qu’il n’a pas les moyens financiers de le faire, mais au moins, il va le sauver du néant.

 

LA CINQUIEME VIE DE MARISKA

OLLE GRAFSTROM

Il était  musicien de jazz, peintre, et connu pour être un fameux fêtard. Sa notoriété comme musicien était certaine. Elle a franchi les limites de la Suède, puisqu’il a fait un passage au célèbre cabaret de jazz parisien le Bœuf sur le Toit, où se sont produits tous les jazzmen de l’après-guerre.
Au début des années cinquante, Olle, qui n’est pas riche, loin s’en faut, et fait des petits boulots pour gagner sa vie. Durant son enfance à Torsby, il fabriquait des maquettes de bateaux ; Devenu adolescent, il fabrique un canot, puis restaure tout seul un bateau de bois. Il est donc logique de le voir travailler à la marina du KSSS, dans les environs de Stockholm. C’est là qu’il découvre Mariska, réduite à l’état d’épave flottante, dans un endroit appelé ‘la baie des bateaux morts’.  Lui qui a toujours rêvé de bateaux, de navigations au long cours, tombe amoureux du vieux Quinze Mètre. On est en 1953, Carl Matthiessen est mort depuis deux ans, et au KSSS, on  ne sait peut-être même plus qu’on est propriétaire de ce vieux bateau. Un ami d’enfance, qui connaît bien Olle, le pousse à entreprendre la restauration de Mariska,. Il est persuadé que Grafström pourra le remettre en état, en refaire un beau voilier, et naviguer tout autour de la Suède.
Le gardien de la marina cède Mariska à Grafström pour une poignée de couronnes, et accepte que Olle emmène le bateau. La transaction est verbale, aucun document ni signature ne l’officialise. Et depuis cette époque Mariska est un bateau sans papier, à part une inscription à Grenå, au Danemark, entre 1973 et 1984, sous le no. DK-8500.
Il faudra six ans à Olle Grasftröm pour remettre Marsika en état de naviguer. Il habite à bord avec sa femme.  
C’est lui qui va équiper Mariska  d’un gréement de ketch marconi, presque de goélette à deux mâts égaux, avec un grand artimon, ce type de gréement divisé étant le plus maniable en équipage réduit sur un grand bateau. Les voiles rouges qui habillent Mariska à cette époque ont probablement été récupérées, et teintes pour en prolonger l’existence. Il remplace la claire-voie d’origine par un grand capot coulissant, qui fait entrer l’air et la lumière, indispensables à la vie permanente à bord, et surtout, qui lui permet d’installer son piano dans le salon.
Mais surtout, comme il n’a pas les moyens de remplacer toute la voûte arrière qui est pourrie, ce qui impliquerait de démonter la couverture de pont, il la coupe, raccourcissant ainsi la coque de plus de 3 mètres, et pose un tableau arrière.
Quand Mariska est en état de naviguer, il l’emmène sur la côte Ouest de la Suède, dans un archipel situé tout au nord du pays, près de la frontière norvégienne.
Durant toutes ces années, Olle Grafström a beaucoup navigué. L’hiver, il échouait le bateau à dans l’île de Rossä, la plus grande de l’archipel. Plus tard, il s’installera sur une île face à Göteborg, puis à Malmö, dans le sud, face à Copenhague. Durant toutes ces années, il fait beaucoup de trajets au moteur, une photo est même publiée de Mariska en route sans gréement, Olle et sa femme prenant le soleil sur le pont…
En 1962, il quitte la côte Ouest du Danemark et le voilà en Hollande, en 1969, il va à Kiel.
En 1970, il a une expo à Copenhague, il s’y rend avec Mariska, puis se fixe à Grenaa, sur la côte Est du Danemark, qui sera la dernière résidence scandinave de Mariska..
Quand Olle Galfström vendra le bateau à Jacob de Jonge, Mariska  séjourne depuis des années  au Danemark, sans aucun contrôle, et en sortira sans aucune formalité.
Voilà pourquoi Olle Grafstrôm, quand de Jonge revient à la charge durant l’été 1983, et qu’il accepte finalement de lui céder le bateau, ne lui donne aucun papier, et comme il exige d’être payé en espèces, là encore, il n’y aucune trace de la transaction!

 

LA SIXIEME VIE DE MARISKA
JACOB DE JONGE

C’est peut-être celui qui a le plus aimé le bateau, même s’il a achevé de le défigurer.. Monsieur Jacob De Jonge, son premier propriétaire hollandais, l’acheta fin 1983 et le revendit en 2001 à un autre Hollandais, Edgar Holtbach.
Quand il achète le bateau au Danemark, il commence par faire faire les travaux les plus urgents exigés par la carène et le moteur. Pour descendre en Hollande, il va rencontrer des conditions de navigations très dures. Il file plein sud et prend le canal de Kiel. Une fois arrivé,  il devra faire beaucoup d’autres réparations, et c’est seulement en 1990 que Mariska .est prête à reprendre la mer. En 1992, De Jonge navigue au Danemark et en mer du Nord.
En fait, c’est Jacob de Jonge qui est responsable des derniers avatars de Mariska .On lui doit le gréement de ketch avec un artimon bien plus petit que le précédent.

Edgar Holtbach sait bien qu’il est en possession d’une rareté, d’autant que la mode du yachting classique fait rage. Son intention est juste de faire une bonne affaire. Mais il en veut beaucoup trop cher, et si tout le monde aimerait avoir Mariska, l’étendue de la restauration exige un prix d’achat raisonnable. Après  quelques années de prospection, puis de silence, la nouvelle tombe : Mariska vient d’être achetée par un armateur suisse, Christian Niels, qui a pris tout le monde de vitesse. Son projet, une restauration complète et une reconfiguration en Quinze Mètre. Ce qui est aujourd’hui chose faite. La Septième Vie de Mariska a commencé.

Noëlle Duck – octobre 2007- septembre 2010

 

BIBLIOGRAPHIE

William Fife, l’homme qui construisait les plus beaux bateaux
William Collier, préface d’Eric Tabarly, traduction Noëlle Duck
Editions Voiles Gallimard, 1998

Tuiga
Ouvrage collectif dirigé par Daniel Charles
Editions Yachting Heritage/Yacht Club de Monaco, 2009

Le Journal de la Marine Le Yacht
Service Historique de la Marine de Toulon

La saga des 15 Mètre
William Collier, Le Chasse-marée

Recherches en Angleterre
Lloyd’s Register
Bibliothèque Craig, Greenwich
Publications diverses

Recherches  en Suède :
Lars Olsson, Göteborg (pour la Suède)
Robert Ekstrand, archiviste,
Musée maritime de Stockholm
Seglarbladet
Magazine du KGSS (Yacht Club de Göteborg)
KSSS Arsbok
Magazine du KSSS (Royal Yacht Club Suédois, Stockholm)
Musée Maritime National Suédois – Stockholm  
Musée maritime de Göteborg

Traduction des documents suédois
Arne et Kari Dyrstad (Norvège)

Hall of fame
1908 : A.K.Stothert  - Ecosse
1911 : F.E.Guest - Ecosse
1912 : J.W.Cook - Ecosse
1912 : W.Blatspiel-Stamp – Suède
1913 : Carl Krüger – GB et Suède
1917 : Julius.Albrechtsson – Suède
1916 : Charles.Cahier – Suède
1917 : .Julius Albrechtsson – Suède
1919 : Gösta Dalman - Suède
1923 : Carl Matthiessen - Suède
1942 : Royal Swedish Yacht Club- Suède
1953 : Olle Grafström – Suède et Danemark
1983 : Jacob de Jonge- Hollande
2001 : Edgar Holtbach- Hollande
2007 : Christian Niels- Suisse

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